Entrez dans l’univers du boutis avec Hubert Valeri

Boutis Archi Dessins

       Bienvenue sur BoutisArchi Dessins,

       Ce blog est destiné à diffuser mes dessins existants et à vous présenter à l'avenir de nouvelles compositions.

       Ces dessins sont conçus pour réaliser des boutis du genre Piqûre de Marseille , ouvrages sans envers que la lumière traverse souvent.

       Je ne vous proposerai aucun matériel : juste mes dessins imprimés sur des tissus de qualité et le tissu associé pour le dos de l'ouvrage dans un soucis de cohérence de matériaux.

La présentation de mon travail est dans la rubrique LE BOUTIS ET HUBERT VALERI, colonne de droite.

                                                                                                  Hubert Valeri

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mercredi, juillet 28 2010

VOILE LATINE, modèle de boutis alternatif à la cigale pour un patchwork

Le patchwork à la cigale paru dans le n° 87 de MagicPatch a suscité le désir de certains de le réaliser avec un boutis dont le modèle correspond mieux à leur sujet favori. Un de ces souhaits s'est concrétisé comme ceci :

La voile latine, sujet des modèles de boutis  pour un panneau, pour un carré et pour un luminaire, vient de prendre place dans un losange plus simple et moins grand :

VOILE LATINE aux DAUPHINS

Modèle de boutis imprimé sur batiste disponible sur ce site :


VOILE AUX DAUPHINS [≈h81cm]

VOILE AUX DAUPHINS [≈h81cm]

54.50 € Commander

mardi, mars 3 2009

De la prononciation du mot "BOUTIS"

Dans le Fil blanc n°3, 2008

Publication qui assure le lien entre les adhérents de France Boutis

Certains occitanistes s’étonnent  qu’on ne prononce pas le  [s]  dans le mot “boutis” , voici ce que répond Elisabeth Ferriol à qui la question a été posée :


Dans le « Picho tresor » de Xavier de Fourvière ou dans le dictionnaire français-provençal de Jules Coupier, le mot boutis (mot français) correspond aux traces laissées dans un terrain par un sanglier ou un porc sauvage à l’aide de leur boutoir (groin) ; la traduction provençale est bousignodo ou bousigage.
Symboliquement, les sillons tracés dans le sol, peuvent évoquer ce que chacun appelle des « cordings » ou « roubines » et nous pourrions ainsi les appeler… sillons.
Boutisse  (mot français) terme de maçonnerie, pierre qui s’enfonce dans un mur dont on voit seulement la tranche. En provençal : pèiro boutisso.
J’ai donc pris parti de ne pas prononcer le [s] de boutis comme la prononciation française du mot. Je pense que ce mot, est plus élégant si la prononciation ne s’alourdit pas sur le [is] . Pour revenir à nos étoffes boutissées, reprenons le terme du vieux français « bouté » (poussé). .. provencialisation en boutis… il y a encore à dire sur le sujet…
Elisabeth  Ferriol



mercredi, octobre 29 2008

Conseil d'un Expert : Marie-José Aymar-Beaumelle

Article de Monique Lerouvillois dans le n° 121 – juillet/août 2008,
du magazine “Antiquités Brocante”, page198

Reconnaître un Boutis Ancien

par Marie-José  Aymar-Beaumelle

On l'appelle boutis, mais son vrai nom est la piqûre de Marseille. Cette  broderie particulière  chère à la cité phocéenne cache des trésors de finesse. Apprenez à l’identififier

"Antiquités Brocante" : Qu'appelle-t-on boutis ?
M.-J. Eymar-Beaumelle : Cela n'existe pas. Il existe par contre la "broderie emboutie" très connue dès le XVe siècle. C'est-à-dire en fort volume, qui signifie bourrée de fibres : soie, coton, poil, et déchet de plumes connu aussi sous le nom de "laine d’Autriche" car il s'agit en fait de plumes d'autruches... Et c'est ce terme de broderie emboutie qui a donné, dans le langage courant, le mot "boutis" mais son vrai nom est la piqûre de Marseille ! Elle est pratiquée dans la cité phocéenne à partir du XIIIe siècle. Mais sa période de diffusion ne commence qu'en 1686, car jusque-là, elle est assimilée aux indiennes interdites en France du fait de leur concurrence avec les fabrications des manufactures françaises. La piqûre marseillaise a longtemps été interdite partout en France, sauf à Marseille, son lieu de fabrication.

A.B. : Quelle est la technique de la piqûre de Marseille ?
M-J.E-B. : Un dessin est realisé sur une toile de batiste (toile de coton très fine) ou de percale. On assemble ensuite cette toile de batiste à une autre toile de coton pour l'envers. On pique suivant le dessin au point avant-arrière ou au point de piqûre. Ainsi on réalise les espaces que l'on va “emboutir". Sur l'envers, à l'aide d'un poinçon, en écartant délicatement trame et chaîne on introduit les mèches de coton en les bourrant dans chaque espace délimité par les piqûres. Les points marqués par l'écartement de "l'armure" à l'introduction des mèches de coton se resserrent et se referment d'un tour de main ou tout naturellement au premier lavage de l'ouvrage.

A.B. : Qui pratiquait cette broderie en piqûre de Marseille ?
M.-J.E.-B. : La corporation des brodeurs et des cotonniers (principalement des hommes) a le privilège de broder. Après la Guerre de Sept Ans, la piqûre de Marseille tombe dans le domaine public d'autant plus qu'à partir de 1760, les Anglais ont inventé une machine qui tisse à double épaisseur et peut remplacer les piqûres manuelles

A.B. : À quoi reconnaît-on une vraie piqûre de Marseille ancienne ?
M.-J.E.-B. : Elle est entièrement brodée à la main. Et pour avoir une idée de son ancienneté, il faut se référer au répertoire décoratif de chaque époque. Un savoir purement visuel qui s'acquiert au fil du temps et qui évolue. C'est le reflet de la mode. Il existe des pièces datées et plus rarement avec les initiales du brodeur. Mais en général, les pièces du XVIIe sont de plus en plus rares. Beaucoup ont été recyclées au XIXe, siècle, elles ont été converties en pièces de layette...

A.B. : Comment s'entretient un boutis ?
M.-J.E.-B. : Il se lave à la main avec du savon de Marseille et de nombreux rinçages. On fait dissoudre les paillettes de savon dans de l'eau chaude. On les verse sur un drap et l'on couvre d'eau froide ou tiède. Il faut mettre ensuite la couverture en piqûre de Marseille. On peut la fouler au pied (c'est très bon !) après avoir pris soin de rabattre les pans du drap. Important pour ne pas casser les fils."

Cliquez sur le lien pour aller vers son site : www.antiques-textiles.com

Biographie de Marie-Josée  Aymar-Beaumelle
1977 -Devient membre du C.I.E.T.A. [Centre International d'Étude des Textiles Anciens].
1977-1985 Responsable des costumes au musée du Vieux Marseille.
1985-1987 Travaille au musée Grobet-Labadie, ancien hôtel particulier d'une famille bourgeoise marseillaise.
1988-1999 Ouvre sa boutique de textiles anciens.
2008-Du ler juin au 30 septembre, exposition "500 ans de dentelles" au château de Sauvan à Mane (04).



lundi, septembre 29 2008

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