mardi 15 mai 2012

Boutis, méchage de points de Vauvert rayonnants

Ce modèle de boutis, JF4, destiné au cours de boutis de 2ème degré qui initie au changement de tissu en cours de réalisation, est photographié là pendant le méchage des points de Vauvert rayonnants.

Rayonnants car la configuration des petites coutures, appelée points de Vauvert, est organisée suivant les rayons de cercles concentriques.

Pour ne pas blesser le tissu de couleur composant le boutis, un fil-àfil de chez Stragier dont la couleur est Rose Confetti, j'ai installé, entre l'ouvrage et le tambour à broder, la chute de batiste après la découpe faite avant l'appliqué du bord du boutis sur le tissu de couleur (ourlet qui sera méché) ; dans le même esprit, le méchage du boutis se fait du coté de la batiste bien que ce soit aussi le coté du sertissage.

Premier temps, le méchage primaire est réalisé de l'extérieur vers le centre, ce qui permet de ne pas avoir à rentrer les extrémités des mèches dans une zone délicate du boutis.

Second temps, le méchage secondaire, toujours vers le centre pour la même raison, les mèches seront coupées et rentrées sur le long de la couture du cercle extérieur ou le travail est plus aisé, les lassos déposés en dernier.

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jeudi 12 janvier 2012

Nouvelle aiguille à Boutis !

Merci, merci, trois fois merci à la société BOHIN !

Rappelez-vous, l'aiguille à boutis a fait l'objet d'un billet à la suite de l'Aiguille en Fête 2009, je souhaitai une nouvelle version qui serait plus adaptée à des modèles de boutis contemporains réalisés sur de la batiste et non sur du drap.

La nouvelle aiguille à boutis est une aiguille n° 26, deux fois plus longue qu'une aiguille à tapisserie à bout rond ; notre travail va être plus aisé avec un tel outil parfaitement adapté au méchage de tunnels fins (2mm de large) et longs, donc utile pour tout tunnel ! Et si le travail est plus commode, le résultat ne peut qu'en être meilleur.

Mes premiers essais sont concluants : la souplesse de l'aiguille à boutis, n° 26, permet de la guider vraiment à notre convenance dans le tunnel à mécher. Elle épargne surtout de nombreuses sorties et rentrées qu'une aiguille plus courte vous impose sur de longues distances !

J'ai posé sur l'image l'aiguille à tapisserie n° 26 à bout rond que j'utilisais jusqu'à maintenant pour comparaison !

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J'en profite pour vous recommander les ciseaux à double courbure (aussi chez Bohin) dont l'usage vous évite de vous tordre la main pour couper les extrémités des mèches lors du méchage du boutis !

Il y a d'ailleurs longtemps qu'une autre version de ces ciseaux, à lames courbes, est fournie avec certaines machines à coudre, vraiment pratique et ergonomique !


vendredi 21 octobre 2011

Modèle de boutis tendu devant la lumière…
J'ai beaucoup de dessins de boutis en préparation pour des livres à paraître, ce modèle de boutis, "l'Œuf Cosmique", rien que ça, fera partie d'un ouvrage que Christine Prince et moi préparons ; nous y marions boutis et couture.

L'image de ce modèle de boutis me permet de vous parler du choix des  tissus  pour la réalisation d'un boutis qui sera tendu devant une lumière (comme sur un luminaire, par exemple).

Les deux tissus étant identiques, les trames des deux même tissus superposés sont perçus par l'œil comme une moire s'ils sont tendus devant une source lumineuse (le haut de l'image, la zone hors du boutis proprement dit). Pour éviter cela il suffit d'utiliser deux tissus dont la trame diffère ; c'est pourquoi les modèles de boutis qui sont destinés aux luminaires sont imprimés sur percale d'habillement et que le fond fourni est une batiste suisse (ou de coton).

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Sur le luminaire l'effet de moire est absent, comme je le souhaite.
Vous aurez compris que l'Œuf ne sera pas monté sur un luminaire !

PIGNE  [Ø≈43cm] PIGNE [Ø≈43cm]
53,00 €



jeudi 4 août 2011

Boutis, préservation du tissu au cours de la réalisation

La Piqûre de Marseille est un boutis "réversible", il est donc très important de ne pas avoir abîmé le tissu au cours de sa réalisation :

3 points essentiels pour conserver l'intégrité du tissu :

• L'usage du lasso ouvert, pour mécher un boutis, est essentiel pour ne pas forcer la trame du tissu au delà de l'élasticité du tissu.

• Les extrémités des mèches que l'on vient d'araser sont rentrées avec le chas rond d'une aiguille, bien moins agressif pour le tissu du boutis que l'épaisseur du cure-dent de bois

• ET, objet des photos ci-dessous, la protection des tissus du boutis lors de l'installation sur le tambour à broder (ou à quilter) est essentielle. Principalement  au moment du méchage de certains modèles de boutis quand 1 des 2 tissus prolonge naturellement le boutis proprement dit, un seul tissu subit des frottements, pincé entre les deux cercles :

La première solution est d'habiller les deux cercles du tambour avec un ruban de coton sergé, un biais n'est souvent pas assez confortable pour le tissu.

Ce boutis est destiné à être installé sur un luminaire mural

La seconde solution est de travailler sous "champ opératoire", sur cette photo une chute de batiste (coupée du boutis, alors que la popeline fil-à-fil est conservée au-delà du boutis), est installée entre l'ouvrage et le cercle extérieur, nu, du tambour à broder.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir !
Ce modèle de boutis est réservé à l'apprentissage du changement de tissu en cours de réalisation, lors de mes stages de boutis.

MANDORLE aux Poissons [≈24*38cm] MANDORLE aux Poissons [≈24*38cm]
41,00 €



jeudi 17 février 2011

Interprétation d'un modèle de boutis : la Mandorle aux 3 Poissons

C'est la réunion d'un de mes modèles de boutis : la Mandorle aux Trois Poissons et un tissu unis japonais unis trouvé chez Kumiko Nakayama qui m'a amené à composer un boutis que j'appellerai Poissons Rouges.

j'ai commencé le sertissage du boutis avec une percale blanche sous la batiste imprimée (car mon projet est d'en faire un luminaire, Ø 40 cm). Puis arrivé au tunnel en cercle de 5 mm, encadrant le motif central, j'ai changé la percale pour le tissu rouge ; j'ai continué le sertissage après avoir bâti l'ourlet de la percale.

Les photos montrent le moment où le sertissage terminé sur le second tissu, j'y ouvre la fenêtre qui permettra de voir la percale ; je glisserai le tissu rouge sous l'ourlet déjà bâti de la percale avant de le coudre. Ce tunnel sera méché.

Cliquer sur les images pour les agrandir !

à suivre…


MANDORLE aux Poissons [≈24*38cm] MANDORLE aux Poissons [≈24*38cm]
41,00 €



vendredi 7 janvier 2011

Boutis, sertissage de courbes tangentes

Le modèle de boutis "Pièce d'eau" progresse, il sera intégré dans un pojagi

Un lien vers le site d'une artiste du pojagi : Choi Yangsook, c'est en japonais, la technique est coréenne, et une version française est disponible en cliquant sur le mot " french" sur la première ligne à droite !

Le sertissage de courbes tangentes d'un boutis se fait en passant d'une courbe à l'autre au point de tangence.

Le résultat est plus élégant que de faire deux coutures tangentes ou d'interrompre la couture et  la reprendre après le point de tangence.

Sur le boutis Pièce d'eau, l'image du sertissage en cours des ondes :

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Le tissu de couleur monté au sertissage

GRAND LOTUS [≈30*49cm] GRAND LOTUS [≈30*49cm]
48,00 €



jeudi 8 juillet 2010

Méchage d'une série de tunnels sur un boutis.

Plusieurs tunnels juxtaposés : base d'un modèle de boutis ; le dessin de ces parallèles (qui ne sont pas toujours droites, n'est pas ?) offre des plages de tranquillité et met en valeur tout motif.

Une astuce est de les mécher à la suite les uns des autres sans couper, après chaque passage, l'extrémité de la mèche qui reste à l'extérieur du boutis. Toutes les extrémités seront coupées en même temps après s'être assuré qu'il n'y ai pas de retrait.

En effet, à chaque passage, la mèche bien tassée au bout du tunnel, du coté du lasso et l'on s'assure qu'il n'y aura pas de retrait en tenant le lasso et en tirant le tissu simultanément sous l'entrée de la mèche.

Si les mèches sont coupées au fur et à mesure, ce petit geste répété à chaque fois va entrainer un retrait proportionnel, dans les premiers tunnels, au nombre de secousses nécessaires aux autres tunnels.

Sur ces images, les tunnels sont méchés dans le même sens car le modèle de boutis oblige : les tunnels finissent en biseau du même coté, le lasso y tassera bien la mèche au plus profond ! Voir un précédent billet : méchage d'un tunnel finissant par un biseau.

La première photo est l'endroit du boutis, la zone orange est la zone dont il est question,

les deux autres sont des photos du dos de l'ouvrage.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Il n'y a plus qu'à rentrer le reste avec le chas d'une aiguille à chas rond le long de la couture fermant chaque tunnel !


TOTEM 5 [26*61cm] TOTEM 5 [26*61cm]
46,00 €



mercredi 2 juin 2010

Translucidité du boutis oblige !

Mes modèles de boutis conservent de nombreuses zones non méchées laissant passer la lumière  à travers les tissus.

Pour que ces zones du boutis soient claires du nœud et de l'entame du fil de départ, surtout dans le cas où le tunnel étroit méché est isolé dans une zone qui reste translucide, pousser l'extrémité du fil contre la couture que l'on commence en introduisant l'aiguille entre les deux tissus.

En fermant le tunnel par l'autre couture le fil sera bien bien dans le tunnel méché et ne se devinera pas l'ouvrage achevé.

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OCCITAN à la palombe  [Ø≈43cm] OCCITAN à la palombe [Ø≈43cm]
53,00 €



vendredi 21 mai 2010

Boutis-Méchage d'un tunnel biseauté

Une des raisons qui m'a poussé à faire évoluer la technique du lasso fermé au lasso ouvert, était de pouvoir mécher un tunnel finissant en biseau sur mes modèles de boutis, ceci facilement. De cette façon on met la mèche en place, sans la ressortir, tout en pouvant dégager l'aiguille à tapisserie et le lasso par la suite.

Sur cet exemple, sur le modèle Totem 3, le tunnel (orangé sur la photo) mesure 4 mm de large : une mèche entière (fil de coton Lebeaufil n° 8 plié en deux) y prendra place, ce qui est la densité que je préfère pour conserver au boutis souplesse et transparence, (précisions dans le livre Boutis d'aujourd'hui)

cliquer sur l'image pour l'agrandir.


La mèche, divisée en 3, est passée en 3 temps :

• 1 toron au plus pointu du tunnel

• puis 1 toron un peu en retrait du premier

• et enfin les 2 derniers torons à mi-chemin du biseau

Ceci avec l'aiguille à tapisserie (donc à bout rond) n°26.

L'endroit, avant que les extrémités des mèches dépassant ne soient rentrées :










TOTEM 3 [26*62cm] TOTEM 3 [26*62cm]
46,00 €



mercredi 28 avril 2010

Méchage "en peigne" sur un boutis

Certains de mes modèles de boutis présentent une suite de tunnels organisés en peigne : Afrique, Totem

La jonction en T de deux tunnels est toujours délicate : n'avoir ni trop ni trop peu de mèche à la jonction des tunnels après avoir coupé et rentré les extrémités de la mèche.

Sur les photos qui suivent, les cils sont constitués de tunnels de 4 mm, ils recevront donc une mèche entière (coton n° 8 de chez Lebaufil, soit 4 torons) toujours en double pour pouvoir l'introduire avec le lasso.

Cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les mèches seront introduites en deux fois, à chaque fois 2 torons (photos 2) suivant les flèches.

A chaque fois que l'on change de direction, l'aiguille et le lasso sortent, mais surtout pas la mèche, puis réintroduire l'aiguille à bout rond dans le sens voulu .
Pour que les 2 torons ne frottent pas sur les angles des coutures, au passage (idem de 1 à 6), des épingles sont piquées à l'intérieur des angles. Cela donne aussi un peu plus de jeux à la mèche passée et évite le serrage consécutif au méchage en cercle une fois les épingles enlevées.
Sur la photo suivante (photo 3), les épingles sont placées de façon à ce que les 2 torons ne viennent pas frotter, au moment du passage, sur la couture intérieure (plus petit rayon) du tunnel courbe : les flèches montrent les passages (7 & 8) des deux torons complémentaires aux premiers passages en U.
L'ensemble du méchage se met en place une fois les épingles enlevées et les extrémités rentrées.

Attention, ceci est un cas particulier, généralement sur un boutis dont les tunnels font des coudes, on interrompt le méchage à chaque angle pour que les extrémités de la mèche s'y tassent bien !

Les photos sont prises sur le modèle de boutis Totem 3 en cours de réalisation :


TOTEM 3 [26*62cm] TOTEM 3 [26*62cm]
46,00 €



jeudi 8 avril 2010

Boutis, passage des mèches dans un Vauvert rayonnant.

Le modèle de boutis, imprimé sur batiste de coton, La Longue Mandorle,  a une zone de points de Vauvert organisés de façon rayonnante comme dans certains autres modèles de boutis de mon catalogue.

Dans le livre Boutis d'aujourd'hui, le modèle du même nom dont le dessin est à la page page 40, n'est pas le même : les points de Vauvert sont organisés de façon concentrique.

Si les deux ont la même forme leur rendu est différent.


Je vous propose une série de photos des différentes phases de méchage :

Cliquer sur les images pour les agrandir, répéter le clic pour faire défiler les photos agrandies!

Toutes les mèches primaires (dans le sens des coutures) sont passées de l'extérieur du dessin vers le centre du dessin, à l'aide de l'aiguille à tapisserie n° 20 et des lassos qui, eux, restent en place.

La première photo montre le dos de l'ouvrage, la seconde le devant du boutis dans la même phase.

Après avoir coupé les extrémités des mèches (photo 3), le reste des extrémités est rentré avec le chas de laiguille à chas rond.

Les mèches secondaires (même épaisseur que les primaires) sont passées du centre du dessin  vers l'extérieur (photo 4), la partie haute dans une direction, la partie basse dans l'autre direction disponible.

La photo suivante est l'endroit de l'ouvrage dans la même phase : on peut voir d'un côté une zone qui n'a reçue que les mèches primaires, l'autre côté est complétement méché.

La dernière photo est le boutis après le premier lavage à froid, il faudra le laver à chaud pour qu'il prenne sa taille définitive avant de l'incruster.


jeudi 25 mars 2010

L'aiguille à BOUTIS et mes modèles ?

Cette longue mais grosse aiguille pour passer la mèche, entre les deux tissus : NON

Mes modèles de boutis sont imprimés sur une batiste suisse (batiste de coton) de 90 gr ou sur une percale des Vosges au tissage convenable, cette grosse aiguille, en l'état actuel, force trop la trame de ces tissus pour qu'elle se referme complétement ; la piqûre de Marseille n'a pas d'envers, le travail de boutis fini et lavé, on ne doit plus déceler là où sont entrées les mèches.

D'autre part, quand je conçois un dessin de boutis, les différentes largeurs de tunnels sont un atout de la composition pour donner plus ou moins de relief ou de matière ; cette "aiguille à boutis" ne passe pas dans les tunnels d'une largeur de 2 mm.

Les boutis anciens sont le plus souvent réalisés dans des tissus de coton plus épais, dont la trame est plus large et qui supporte très bien le passage de l'aiguille et quelques fois même directement montée d'une aiguillée de coton, sans lasso.

Pour le moment, pour les cours de boutis , je recommande un jeu d'aiguilles à tapisserie à bout rond, sans exagération d'ailleurs, dont le chas ne s'élargit pas trop par rapport au diamètre de l'aiguille.

• L'aiguille N° 20, la plus grosse, la principale, est utile dans la plupart des situations.

• L'aiguille N° 26, la plus petite, est indispensable : elle passe dans les tunnels de 2 mm, rentre au plus profond d'un biseau…

Mais voilà, trop courtes ! plus l'aiguille est fine, plus elle est courte ; et mécher de longs tunnels est une succession de sorties et de rentrées le long du tunnel dont on se passerait bien.

J'ai adressé un courriel à la société BOHIN, sans réponse ; j'ai rencontré un de leurs techniciens, lors de l'aiguille en fête, que le sujet intéressait et une étude est en cours.

L'idée serai de faire ces deux aiguilles à bout rond simplement deux fois plus longues : déjà deux fois moins de manœuvres pour nous !

C'est modeste, mais trop longues, elles seraient je suppose trop cassantes et cela est désagréable (je laisse là aux techniciens toutes évaluations)

Un autre outil à envisager : l'outil qui permet de rentrer facilement, sans élargir la trame, l'extrémité d'une mèche coupée, une fois en place ; pour le moment je recommande une aiguille à couture à chas rond oxydée :

• le chas rond offre une surface intéressante pour d'abord pousser sur la touffe

• puis dans le geste, le chas se transforme en palette pour poser l'extrémité à rentrer le long de la couture.

• oxydée ? parce qu'elle ne glisse plus, et tient entre les doigts sans aller vous piquer la paume de la main.

Ceci pour remplacer les poinçons à bout rond et autres bâtonnets de buis qui sont trop blessants pour les tissus.

Pourquoi ne pas contacter BOHIN très gentiment  en cliquant sur le nom et aller sur leur site solliciter ces outils, onglet "votre avis" ?