Marier Boutis et Couture est le projet commun que nous avons Christine Prince et moi, pour un livre à paraître.
Tous deux architectes de formation, c'est un plaisir partagé que de concevoir nos prototypes de boutis et de couture où chaque projet est l'objet d'échanges : modèle de boutis et modèle de couture sont interactifs, ils se modifient pour mieux s'adapter l'un à l'autre et ne plus faire qu'un.
Ce livre concernera, la maison, les voyages, les loisirs, les vêtements des maman et de leurs filles, comme ceux des papas et de leurs fistons… nous n'avons pas de domaines interdits et nous vous préparons des surprises pour 2013 : en résumé le boutis dans la vie d'aujourd'hui.
Après l'Œuf Cosmique, boutis conçu pour ce projet commun, voici le Crapaud dont l'impression sur tissu va bientôt être disponible sur ce site.
Je ne vous parlerai que du boutis (sans vous dire comment nous l'avons utilisé, privilège de Christine) : ce modèle est conçu pour pouvoir changer de tissu en cours de réalisation ( batiste de coton et popeline fil-à-fil).
Une fois réalisé, le modèle de boutis Pièce d'eau dont la composition est habitée en son centre d'une fleur de lotus, a été confié pour le montage en pojagi à Maryse Allard ; ayant admiré son pojagi exposé à Palaiseau en mai 2011, je lui suis reconnaissant d'en avoir trouvé le temps, la sachant très occupée par les animations de cette stucture des plus créatives.
Le pojagi est une pièce de tissu traditionnelle en usage en Corée pour couvrir ou emballer toute sorte de choses ; souvent précieux, ils sont réalisés comme les boutis de façon à ce que les deux faces soient aussi soignées.
C'est l'occasion de vous annoncer notre collaboration pour un prochain livre chez "Le Temps Apprivoisé" (comme mon précédent ouvrage Boutis d'aujourd'hui) ; nous serons co-auteurs d'un ouvrage sur le boutis dont le thème général des dessins est "la Touche Française Contemporaine".
Maryse et moi serons à l'Aiguille en Fête sur le stand B 04.3 de l'éditeur, le 9 février 2012 de 17:00 à 18:30 h.
Merci, merci, trois fois merci à la société BOHIN !
Rappelez-vous, l'aiguille à boutis a fait l'objet d'un billet à la suite de l'Aiguille en Fête 2009, je souhaitai une nouvelle version qui serait plus adaptée à des modèles de boutis contemporains réalisés sur de la batiste et non sur du drap.
La nouvelle aiguille à boutis est une aiguille n° 26, deux fois plus longue qu'une aiguille à tapisserie à bout rond ; notre travail va être plus aisé avec un tel outil parfaitement adapté au méchage de tunnels fins (2mm de large) et longs, donc utile pour tout tunnel ! Et si le travail est plus commode, le résultat ne peut qu'en être meilleur.
Mes premiers essais sont concluants : la souplesse de l'aiguille à boutis, n° 26, permet de la guider vraiment à notre convenance dans le tunnel à mécher. Elle épargne surtout de nombreuses sorties et rentrées qu'une aiguille plus courte vous impose sur de longues distances !
J'ai posé sur l'image l'aiguille à tapisserie n° 26 à bout rond que j'utilisais jusqu'à maintenant pour comparaison !
Cliquer sur l'image pour l'agrandir !
J'en profite pour vous recommander les ciseaux à double courbure (aussi chez Bohin) dont l'usage vous évite de vous tordre la main pour couper les extrémités des mèches lors du méchage du boutis !
Il y a d'ailleurs longtemps qu'une autre version de ces ciseaux, à lames courbes, est fournie avec certaines machines à coudre, vraiment pratique et ergonomique !
Cet article de Madame Rika Endo-Cadou, interprètre qui a traduit en japonais la causerie que j'ai animée autour d'une projection de photos, vient de paraître dans la revue de Japan Handicraft Instructor's Association ; il rend compte de mes dernières tendances basées sur un développement de la technique traditionnelle du boutis et il s'adresse aux personnes qui lisent le japonais.
Je remercie aussi Madame Ryoko Kobayashi, rencontrée lors d'un cours de boutis qu'elle organisa à Sainte-Marie-aux-Mines en 2010, dans le cadre du Carrefour Européen du Patchwork pour un groupe de dames japonaises ; la rencontre a été aussi riche qu'agréable.
Ce modèle de boutis, Mandorle aux Poissons, imprimé sur batiste de coton, a été conçu avec une possibilité de changement de couleur de fond en cours de travail ; je l'ai transformé, appliquant cette démarche, en applique murale, toutefois ce modèle peut être utilisé à tout autre usage.
Installé sur la carcasse du luminaire, d'un diamètre de 40 cm, le passage progressif du blanc au rose lie-de-vin se fait d'autant mieux que la partie du boutis, intégrant les deux couleurs de tissu, fait une transition parfaite. L'ouvrage est baptisé Poissons Rouges !
Cliquer sur les images pour les agrandir !
Deux fils de sertissage suivant que l'on soit sur un tissu de fond blanc ou de couleur ; le contour de la tête a été surjeté du fil de couleur.
Le tissu rose lie-de-vin est un tissu japonnais de chez Kumiko Nakayama.
Un petit ouvrage d'intérêt certain pour ceux que le boutis interroge et passionne .
Boutis mais aussi Indiennes, les deux artisanats traditionnels provençaux sont traités dans ce premier volume ; histoire, anecdotes, musées, associations et actualité en font un ouvrage très vivant.
Son format (18 x 11 cm) en fait un guide vraiment pratique sur les routes de Provence !
Cliquer sur l'image pour l'agrandir !
ISBN : 978-2-9538456-0-0
On le trouve chez son éditeur :
Association Chemins de Traverse - 31 rue Saint-Saens - 13001 Marseille
La Piqûre de Marseille est un boutis "réversible", il est donc très important de ne pas avoir abîmé le tissu au cours de sa réalisation :
3 points essentiels pour conserver l'intégrité du tissu :
• L'usage du lasso ouvert, pour mécher un boutis, est essentiel pour ne pas forcer la trame du tissu au delà de l'élasticité du tissu.
• Les extrémités des mèches que l'on vient d'araser sont rentrées avec le chas rond d'une aiguille, bien moins agressif pour le tissu du boutis que l'épaisseur du cure-dent de bois
• ET, objet des photos ci-dessous, la protection des tissus du boutis lors de l'installation sur le tambour à broder (ou à quilter) est essentielle. Principalement au moment du méchage de certains modèles de boutis quand 1 des 2 tissus prolonge naturellement le boutis proprement dit, un seul tissu subit des frottements, pincé entre les deux cercles :
La première solution est d'habiller les deux cercles du tambour avec un ruban de coton sergé, un biais n'est souvent pas assez confortable pour le tissu.
Ce boutis est destiné à être installé sur un luminaire mural
La seconde solution est de travailler sous "champ opératoire", sur cette photo une chute de batiste (coupée du boutis, alors que la popeline fil-à-fil est conservée au-delà du boutis), est installée entre l'ouvrage et le cercle extérieur, nu, du tambour à broder.
A la recherche de tissu de coton de couleur pour réaliser des boutis bicolores (en changeant de tissu en cours de travail), Brigitte Martin m'a indiqué ce coton dont la couleur du fil de trame diffère de la couleur du fil de chaîne. Cette particularité me laisse penser qu'utilisé dans un boutis, il en révèlera bien les volumes.
J'ai reçu un tout petit échantillon du fabriquant, ce qui a limité l'essai qui me paraît cependant .… concluant !
J'ai dessiné de longues bordures de boutis dans le livre Boutis, l'album d'un architecte sur le thème celtique de l'arbre de vie qui prend forme sous l'aspect traditionnel d'une vigne en pot.
Ce dessin reprend le thème et le vocabulaire pour un "abrégé" ; cela en fait un élément modeste facile à placer dans un projet textile.
Ce dessin de boutis (l≈14 cm, h≈28 cm) est disponible sur ce site imprimé sur batiste blanche.
La Couserie Créative a proposé, à Nantes lors du salon Pour l'Amour du Fil, des batistes de couleur écru, bleu ciel et rose "ciel". L'intérêt de cette batiste est qu'elle est tissée de fils teints, donc n'a jamais vu l'eau !
Dernière semaine pour l'exposition de quelques uns de mes boutis à La Roche sur Yon à la Maison de Quartier de Pont Morineau !
Le voilage orange s'inscrit comme le tissu de base de ces boutis tricolores. Batiste blanche et voile de coton ficelle sont les autres éléments permettant d'obtenir deux faces très différentes harmonieuses, intéressantes, à intégrer dans nos intérieurs.
Le boutis central , modèle n° 2 de la série "Clin d'œil", a été intégralement dessiné sur le voile ficelle. Les deux carrés losangés, du masque, ont été sertis sur de la batiste blanche, le reste sur le voile orange une fois la batiste coupée.
Dans le haut et le bas du boutis "clin d'œil", alignant les plages blanches, deux autres boutis tracés sur la batiste blanche sont sertis sur le voilage orange …
On comprend bien là tout l'intérêt du point avant, dans la piqûre de Marseille, de par son aspect identique face et pile.
Beaucoup d'amusement et de plaisir pour une perspective vers d'autres horizons pour faire vivre le boutis dans la maison !
Le nom de cette série de boutis, celle des Jeunes Filles, vient de leur centre, commun à tous ses modèles, en forme de losange ; le losange est la forme du blason des jeunes filles comme l'ovale celui des dames.
Le modèle de boutis "Pièce d'eau" progresse, il sera intégré dans un pojagi…
Un lien vers le site d'une artiste du pojagi : Choi Yangsook, c'est en japonais, la technique est coréenne, et une version française est disponible en cliquant sur le mot " french" sur la première ligne à droite !
Le sertissage de courbes tangentes d'un boutis se fait en passant d'une courbe à l'autre au point de tangence.
Le résultat est plus élégant que de faire deux coutures tangentes ou d'interrompre la couture et la reprendre après le point de tangence.
Sur le boutis Pièce d'eau, l'image du sertissage en cours des ondes :
La composition de ces nouveaux modèles de boutis, reprenant d'anciens dessins, est l'occasion de vous dire pourquoi je préfère toujours avoir un tracé régulateur (sorte de structure de base du dessin) basé sur la géométrie sacrée. Ces figures géométriques et leurs proportions sont d'autant plus agréables à l'œil que nous les retrouvons dans bon nombre de compositions traditionnelles qu'elles soient architecturales ou picturales.
Dans mes dessins de boutis vous retrouverez cette géométrie, d'ailleurs répandue dans la nature (pour ne citer que la proportion dorée), car je tiens, non seulement à entretenir la tradition de la technique de la piqûre de Marseille, mais aussi les bases traditionnelles de l'esthétique.
Le soleil et la lune pour une nouvelle composition tirée du modèle de boutis Paradoxe
Ainsi, la mandorle qui supporte la série de modèles de boutis, dont fait partie La Mandorle des Jours et des Nuits, est construite sur le tracé régulateur de la mandorle gothique, appelé la faux alors que le tracé régulateur du modèle de boutis Mandorle à la baleine est basé sur la pioche. Cela n'a d'importance que pour le plaisir des yeux, ce qui n'est pas rien !
que cet ancien symbole trinitaire (une seule tête pour trois corps) sera désormais aussi imprimé sur batiste, avec une proposition plus légère de méchage et de coutures aux points avant surjetés.
Ceci dans le même esprit que la Mandorle à la Bouille , pour un boutis bicolore ou traditionnel.
Ce dessin est une simulation du modèle où seules les zones méchées du boutis apparaissent,
la couleur de fond de l'image en révèle la composition.
Ce modèle de boutis, de dimension modeste (
≈ 23*36 cm ), sera disponible prochainement sur ce site, imprimé sur batiste de coton.