Est ce une trace du culte de Mithra, mais que serait l'Occitanie sans taureaux !
Un modèle de boutis devait évoquer ces taureaux sans lesquels, toute fête traditionnelle qui se respecte, ne serait pas une fête : comment mieux qu'en remportant une cocarde rasetée peut-on montrer sa bravoure ; et que de rires bien libérateurs dans ces jeux repris par Interville.
Voici la série des dessins "OCCITAN" pour des boutis à monter sur des luminaires : à la palombe, à la pampre et au taureau.
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Dans ce dernier modèle de boutis, le fond se compose autour d'une tête de taureau, d'un trident, d'un cœur et et d'une ancre :
Une suggestion faite à Saint-Jean d'Angély par Josette : j'aimerais ce coq mais le modèle de boutis où il figure est trop grand et trop gothique (au sens propre) …
Voici ce même COQ installé sur boutis pour un luminaire dont la taille correspond aux carcasses proposées par La Couserie Créative !
Oiseau de feu, le luminaire au Soleil devient le contexte de fond du dessin du boutis :
COQ au SOLEIL
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Ce dessin, imprimé sur tissu, sera prochainement disponible sur ce site !
J'espère toujours au début d'un cours de boutis que les participantes, qui s'y sont déjà essayées, me montrent leurs ouvrages en boutis. L'expérience fait que je ne suis jamais déçu.
Mais imaginez mon émerveillement quand, au début d'un cours à Saint-Palais, organisé par Aline Jaulin qui préside la délégation de Charente Maritime de France Patchwork,
Catherine Ferru nous montre, entre autres, un modèle de boutis qu'elle a dessiné et réalisé à partir du célèbre "celtique" de Léonard de Vinci : un vermiculé organisé en concaténation, sur un patron du maître !
Chapeau bas à Catherine pour cet ouvrage dont vous pourrez juger de la qualité sur ces photos :
Cliquer sur les photos pour les agrandir !
J'avais admiré ce dessin dans le livre Celtic Art, the methods of construction de George Bain qui pour moi est LE livre de base pour la création de tous dessins celtiques. Si bien que dans mon premier livre Boutis, l'album d'un architecte j'y avais dessiné un modèle de boutis en hommage à George Bain, Entrelacs que vous pouvez trouver, sur ce site, imprimé sur tissu que ce soit pour un carré ou un luminaire :
Cette longue mais grosse aiguille pour passer la mèche, entre les deux tissus : NON
Mes modèles de boutis sont imprimés sur une batiste suisse (batiste de coton) de 90 gr ou sur une percale des Vosges au tissage convenable, cette grosse aiguille, en l'état actuel, force trop la trame de ces tissus pour qu'elle se referme complétement ; la piqûre de Marseille n'a pas d'envers, le travail de boutis fini et lavé, on ne doit plus déceler là où sont entrées les mèches.
D'autre part, quand je conçois un dessin de boutis, les différentes largeurs de tunnels sont un atout de la composition pour donner plus ou moins de relief ou de matière ; cette "aiguille à boutis" ne passe pas dans les tunnels d'une largeur de 2 mm.
Les boutis anciens sont le plus souvent réalisés dans des tissus de coton plus épais, dont la trame est plus large et qui supporte très bien le passage de l'aiguille et quelques fois même directement montée d'une aiguillée de coton, sans lasso.
Pour le moment, pour les cours de boutis , je recommande un jeu d'aiguilles à tapisserie à bout rond, sans exagération d'ailleurs, dont le chas ne s'élargit pas trop par rapport au diamètre de l'aiguille.
• L'aiguille N° 20, la plus grosse, la principale, est utile dans la plupart des situations.
• L'aiguille N° 26, la plus petite, est indispensable : elle passe dans les tunnels de 2 mm, rentre au plus profond d'un biseau…
Mais voilà, trop courtes ! plus l'aiguille est fine, plus elle est courte ; et mécher de longs tunnels est une succession de sorties et de rentrées le long du tunnel dont on se passerait bien.
J'ai adressé un courriel à la société BOHIN, sans réponse ; j'ai rencontré un de leurs techniciens, lors de l'aiguille en fête, que le sujet intéressait et une étude est en cours.
L'idée serai de faire ces deux aiguilles à bout rond simplement deux fois plus longues : déjà deux fois moins de manœuvres pour nous !
C'est modeste, mais trop longues, elles seraient je suppose trop cassantes et cela est désagréable (je laisse là aux techniciens toutes évaluations)
Un autre outil à envisager : l'outil qui permet de rentrer facilement, sans élargir la trame, l'extrémité d'une mèche coupée, une fois en place ; pour le moment je recommande une aiguille à couture à chas rond oxydée :
• le chas rond offre une surface intéressante pour d'abord pousser sur la touffe
• puis dans le geste, le chas se transforme en palette pour poser l'extrémité à rentrer le long de la couture.
• oxydée ? parce qu'elle ne glisse plus, et tient entre les doigts sans aller vous piquer la paume de la main.
Ceci pour remplacer les poinçons à bout rond et autres bâtonnets de buis qui sont trop blessants pour les tissus.
Pourquoi ne pas contacter BOHIN très gentiment en cliquant sur le nom et aller sur leur site solliciter ces outils, onglet "votre avis" ?
Dans les modèles de boutis à l'oiseau, les ailes demandent un traitement particulier : je souhaite que les zones ne recevant pas de mèche ne blousent pas et restent plates, afin d'accuser le contraste avec les parties méchées.
Je vous ai déjà parlé des ailes de libellule, là au contraire, les zones non méchées sont traitées pour un rendu (raisonnablement) froissé sur les différents
modèles de boutis à la
demoiselle .
Dans cette perspective, j'ai choisi le point de sable qui est un point de broderie qui a le même aspect sur l'endroit comme sur l'envers (piqûre de Marseille oblige). C'est en fait des points avant, très petits, que l'on s'ingénie à piquer dans tous les sens : là est un tour de main vite acquis.
Pour se faire, on commencera et finira une aiguillée de fil à quilter (mais l'on peut varier les effets en utilisant d'autres fils) en en introduisant les extrémités dans les zones méchées attenantes lors du sertissage du dessin.
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L'avantage est que cela donne un velouté à la surface brodée en lumière directe et que cette surface est ombrée en lumière traversante.
J'utilise le "point de sable" sur tout modèle de boutis qui demande qu'une zone ne recevant pas de mèche ne blouse pas, souvent en contraste avec une zone qui blouse (La queue de la baleine sur le modèle).
Parmi les nouveautés, un petit modèle de boutis, imprimé sur tissu, que vous trouverez sur le stand A 18 de "Il était une fois…" ; c'est en avant première du modèle papier + explications qui paraitra dans le MagicPatch n° 85, mars/avril 2010, aux Éditions de Saxe, le
« Faire Philippine »
est une tradition très présente dans mon enfance lorsque nous cassions des
amandes en famille ou entre amis : trouver une double amande dans la même
coque entrainait le partage et l’espoir d’être le premier, lors de la prochaine
rencontre, à prononcer le mot magique « Philippine » et gagner un
petit cadeau en retour.
D'autre part, sur le stand des Éditions de Saxe vous trouverez, entre autres, les livres Boutis et Art du fil (ouvrage collectif dont les œuvres ont été exposées à Marseille voir dans un billet précédent) et Le Piqué Cordé et Brodé de Michelle Charvet.
et sur le stand de Le Temps Apprivoisé, le livre Boutis d'aujourd'hui qui donne un pas-à pas de la technique de la piqûre de Marseille pour faire des boutis.
Désolé de ne pas pouvoir être de la fête, cette année, j'ai dessiné un boutis dédié au berceau de cette manifestation.
"BRETZELS au Val d'argent", imprimé sur batiste, sera disponible dans les bacs de la boutique du Carrefour Européen du Patchwork, à Sainte-marie-aux-Mines, tout au long de l'année, un ouvrage pour entretenir activement le souvenir de votre passage !
Le thème de l'écusson :
Des bretzels vous seront offerts, avec un verre de vin d’Alsace, pour
vous souhaiter la bienvenue dans le berceau du Carrefour Européen du Patchwork,
au Val d’Argent, communauté du Haut Rhin dont les blasons des communes ont
fourni les meubles héraldiques qui composent cet ouvrage (pointerolle et
marteau de mineur, sapin, alérion…).
Invité par la Délégation 13 de FRANCE PATCHWORK, pour l'exposition qui se tiendra du 11 septembre au 31 octobre 2009, 21 cours d'Éstienne d'Orves à Marseille, dans la MAISON DE L’ARTISANAT ET DES METIERS D’ART, j'exposerai des luminaires et principalement les œuvres du livre Boutis & Art du fil ; vous pouvez joindre les artistes en vous référant à leurs coordonnées ci-dessous :
U-Bear ! Cette expression énigmatique est tout simplement
une transcription à l’américaine de la manière dont mon prénom se prononce
là-bas (iou-bère). C’est un ami américain, Eugene Frank, de Santa Fe, au
Nouveau Mexique, qui en est l’inventeur et pour qui j’ai restructuré le
pied-à-terre parisien de l’Île Saint-Louis en 1989. Fréquemment, lors de ses
passages à Paris, il m’apportait des objets de l’artisanat des Indiens zuñi qui
vivent dans un « pueblo » du Nouveau Mexique, et notamment un animal,
toujours le même, sculpté dans une pierre dure et orné de plumes d’oiseau ou de
gravures. Ayant vécu au Gabon, je pensais que cet ami voulait me montrer que
les fétiches existaient aussi en Amérique et que leur matière, la pierre, était
sa manière délicate de faire allusion à mon métier d’architecte. Je croyais
qu’il s’agissait là de sangliers mais ce n’est qu’à son troisième présent que
j’osai hasarder une question. Non, c’était des ours ! Et il me précisa
même que ces fétiches amérindiens étaient un jeu de mots anglo-zuñi, presque un
rébus, sur mon prénom : You Bear (toi, ours) !
J’en ai donc fait un sujet pour une composition de
boutis/patchwork. L’ours polaire aussi blanc que la banquise où il maraude…,
renvoie à la neige dont Frédéric Mistral voyait des champs naître sous les
doigts des Cassidaines de la fin du XIXe siècle…
Voilà de quoi composer des pièces au point de Vauvert
pour évoquer sa fourrure. Le quilting reprendra le « U » pour
compléter le rébus sur un bloc "patte d'ours"! Et le tout porté par un boutis qui sera un champ de
neige pour le patchwork…
De vrais artistes de l’aiguille ont décliné ce thème
de l’ours, avec talent, sensibilité et imagination. Qu’ils soient tous
remerciés ici pour avoir bien voulu participer à cette riche « expérience
».
Remercions Viviane Rousset (Les Éditions de Saxe) d’en avoir fait un
livre pour les amateurs :Boutis &
Art du fil.
Merci pour l'accueil qui m'a été fait par les Normands et pour les encouragements reçus des nombreux visiteurs venus de tous les horizons à Saint-Pierre-le-Vieux pendant ces trois jours de fête !
L'ouvrage en cours de réalisation, le carré à la cigale de Provence, y était exposé.
Les stages à Paris décrits dans le billet précédent se composent de deux cessions espacées de 15 jours à 1 mois. Le calendrier est dans l'onglet stage à Paris En dehors de ces dates, possibilité d'autres stages chez L2P, à Paris, sur demande pour un groupe de 4 à 5 personnes, me contacter (bouton contact à droite). Je me déplace aussi en province sur demande de groupes pour des stages d'une journée (initiation et confirmés), me contacter ici ou par téléphone.
Article de Monique Lerouvillois dans le n° 121 – juillet/août 2008, du magazine “Antiquités Brocante”, page198
Reconnaître un Boutis Ancien
par Marie-José Aymar-Beaumelle
On l'appelle boutis, mais son vrai nom est la piqûre de Marseille. Cette broderie particulière chère à la cité phocéenne cache des trésors de finesse. Apprenez à l’identififier
"Antiquités Brocante" : Qu'appelle-t-on boutis ? M.-J. Eymar-Beaumelle : Cela n'existe pas. Il existe par contre la "broderie emboutie" très connue dès le XVe siècle. C'est-à-dire en fort volume, qui signifie bourrée de fibres : soie, coton, poil, et déchet de plumes connu aussi sous le nom de "laine d’Autriche" car il s'agit en fait de plumes d'autruches... Et c'est ce terme de broderie emboutie qui a donné, dans le langage courant, le mot "boutis" mais son vrai nom est la piqûre de Marseille ! Elle est pratiquée dans la cité phocéenne à partir du XIIIe siècle. Mais sa période de diffusion ne commence qu'en 1686, car jusque-là, elle est assimilée aux indiennes interdites en France du fait de leur concurrence avec les fabrications des manufactures françaises. La piqûre marseillaise a longtemps été interdite partout en France, sauf à Marseille, son lieu de fabrication.
A.B. : Quelle est la technique de la piqûre de Marseille ? M-J.E-B. : Un dessin est realisé sur une toile de batiste (toile de coton très fine) ou de percale. On assemble ensuite cette toile de batiste à une autre toile de coton pour l'envers. On pique suivant le dessin au point avant-arrière ou au point de piqûre. Ainsi on réalise les espaces que l'on va “emboutir". Sur l'envers, à l'aide d'un poinçon, en écartant délicatement trame et chaîne on introduit les mèches de coton en les bourrant dans chaque espace délimité par les piqûres. Les points marqués par l'écartement de "l'armure" à l'introduction des mèches de coton se resserrent et se referment d'un tour de main ou tout naturellement au premier lavage de l'ouvrage.
A.B. : Qui pratiquait cette broderie en piqûre de Marseille ? M.-J.E.-B. : La corporation des brodeurs et des cotonniers (principalement des hommes) a le privilège de broder. Après la Guerre de Sept Ans, la piqûre de Marseille tombe dans le domaine public d'autant plus qu'à partir de 1760, les Anglais ont inventé une machine qui tisse à double épaisseur et peut remplacer les piqûres manuelles
A.B. : À quoi reconnaît-on une vraie piqûre de Marseille ancienne ? M.-J.E.-B. : Elle est entièrement brodée à la main. Et pour avoir une idée de son ancienneté, il faut se référer au répertoire décoratif de chaque époque. Un savoir purement visuel qui s'acquiert au fil du temps et qui évolue. C'est le reflet de la mode. Il existe des pièces datées et plus rarement avec les initiales du brodeur. Mais en général, les pièces du XVIIe sont de plus en plus rares. Beaucoup ont été recyclées au XIXe, siècle, elles ont été converties en pièces de layette...
A.B. : Comment s'entretient un boutis ? M.-J.E.-B. : Il se lave à la main avec du savon de Marseille et de nombreux rinçages. On fait dissoudre les paillettes de savon dans de l'eau chaude. On les verse sur un drap et l'on couvre d'eau froide ou tiède. Il faut mettre ensuite la couverture en piqûre de Marseille. On peut la fouler au pied (c'est très bon !) après avoir pris soin de rabattre les pans du drap. Important pour ne pas casser les fils."
Biographie de Marie-Josée Aymar-Beaumelle 1977 -Devient membre du C.I.E.T.A. [Centre International d'Étude des Textiles Anciens]. 1977-1985 Responsable des costumes au musée du Vieux Marseille. 1985-1987 Travaille au musée Grobet-Labadie, ancien hôtel particulier d'une famille bourgeoise marseillaise. 1988-1999 Ouvre sa boutique de textiles anciens. 2008-Du ler juin au 30 septembre, exposition "500 ans de dentelles" au château de Sauvan à Mane (04).
je
conduirai un stage de boutis, technique de la piqûre de Marseille, à
Paris, 119, avenue Félix Faure dans le quinzième arrondissement, métro
Lourmel, ceci régulièrement. Ce stage se suit en deux après midi de
trois heures,
• Le premier cours sera un apprentissage du sertissage. • Le second sera consacré au mèchage, la mise en relief à l’aide de coton.
Un
intervalle de 15 jours à un mois entre les deux cours est nécessaire
pour que l’élève ait le temps d’achever la première phase du travail,
le sertissage qui est la couture des deux tissus suivant le tracé,
pour passer à la seconde phase en atelier. Cette organisation du travail vous permettra un apprentissage sérieux du boutis. A cet effet, le tissu y est imprimé avec une encre lavable.
Me consulter pour des cours en dehors de Paris !
contacts et renseignements sur les différents stages proposés www.linetpetitspoints.fr/ Tél. : 0 145 547 829 – Fax : 0 145 542 902
Au plaisir de partager avec vous ma passion du boutis.
Les délimitations intérieures des ailes rendront mieux si les coutures au point avant sont surjetée avec un fil à broder.
Ainsi on donnera un peu de "graisse" aux coutures faites au points avant pour leur donner plus de lisibilité avec un fil du type DMC à broder n°30.
Sur le luminaire où seule une face du boutis est visible la couture est à surjeter sur l'endroit ; mais sur le modèle carré, les deux cotés de la couture (devant et derrière) est à surjeter, le boutis doit être aussi intéressant sur l'envers que sur l'endroit.
L'avantage est que les fronces qui pourraient en résulter, après lavage, évoqueront bien la matière particulière des ailes que je souhaite là un peu froissées à l'inverse des ailes du modèle de boutis à l'oiseau.