Bienvenue sur BoutisArchi Dessins,

       Ce blog est destiné à diffuser mes dessins existants et à vous présenter à l'avenir de nouvelles compositions.

       Ces dessins sont conçus pour réaliser des boutis du genre Piqûre de Marseille , ouvrages sans envers que la lumière traverse souvent.

       Je ne vous proposerai aucun matériel : juste mes dessins imprimés sur des tissus de qualité et le tissu associé pour le dos de l'ouvrage dans un soucis de cohérence de matériaux.

La présentation de mon travail est dans la rubrique LE BOUTIS ET HUBERT VALERI, colonne de droite.

                                                                                                  Hubert Valeri

jeudi 3 mai 2012

Boutis, hommage à l'œuvre d'Alain Bocher
Alain Bocher est un artiste, il est de ceux qui vous font percevoir la différence entre chaos et cosmos. Ses médias sont  la calligraphie, la peinture, la photographie. Musicien et conteur, il est  faiseur de livres et de poèmes. Explorateur du tarot et des runes, il vit  dans la forêt de Broceliande.

Pendant mes études d'architecte, j'ai découvert ses fabuleuses (au sens propre comme au figuré) calligraphies, dont ses labyrinthes, faisant mémoire des labyrinthes que l'on trouve dans les cathédrales gothiques.

Cette série de modèles de boutis vous est proposée en hommage à l'œuvre d'Alain Bocher ; petits modèles de boutis jouant de la lumière dans des rideaux ou au centre d'un patchwork, sur un luminaire, etc…

La diversité de formes et de tailles (proches) de ces boutis permet leur juxtaposition sur un projet sans monotonie.

Leurs noms : Orient, Minotaure, Crétois, Chartres, Saint-Omer et Reims

Cliquer sur les images pour les agrandir

Passant le pointeur de la souris sur l'image, le titre du modèle de boutis apparait !


jeudi 22 mars 2012

5 Cœurs pour un modèle de boutis

Un nouveau dessin pour un modèle de boutis ; ce boutis est à réaliser sur un rideau (le rideau étant un des deux tissus composant le boutis, la batiste arrétée et appliquée là où le boutis fini) , ou à l'y incruster si le rideau est d'un tissu plus lourd que la batiste, mais aussi, pour une réalisation en boutis objet.

La composition de 5 cœurs rayonnants joue d'un fond vermiculé.

Très légèrement méché, il allie équilibre et dynamisme.

Modèle de boutis imprimé sur batiste prochainement disponible sur ce site !

Le boutis réalisé !


jeudi 31 mars 2011

Un modèle de boutis transposé

J'ai retravaillé le modèle de boutis "Occitan au Taureau" pour en faire un motif de tissu imprimé (le tissu est un coton imprimé comme on en trouverai pour faire un patchwork).

Ce n'est pas un boutis à réaliser mais juste un objet de décoration dont le dessin s'inspire de la composition d'un boutis pour répondre à la demande des amateurs "non boutisseurs" de mon travail.

Premier essai, mais d'autres suivront avec l'aide de Camille Charvet, les tissus "Il était une fois…"


Le tissu est tendu sur une carcasse d'abat-jour d'un diamètre de 40 cm que l'on trouve chez La Couserie Créative.


OCCITAN au taureau  [Ø≈43cm] OCCITAN au taureau [Ø≈43cm]
56,00 €



mercredi 28 juillet 2010

VOILE LATINE, modèle de boutis alternatif à la cigale pour un patchwork

Le patchwork à la cigale paru dans le n° 87 de MagicPatch a suscité le désir de certains de le réaliser avec un boutis dont le modèle correspond mieux à leur sujet favori. Un de ces souhaits s'est concrétisé comme ceci :

La voile latine, sujet des modèles de boutis  pour un panneau, pour un carré et pour un luminaire, vient de prendre place dans un losange plus simple et moins grand :

VOILE LATINE aux DAUPHINS

Modèle de boutis imprimé sur batiste disponible sur ce site :


VOILE AUX DAUPHINS [≈h81cm] VOILE AUX DAUPHINS [≈h81cm]
72,00 €



mardi 3 mars 2009

De la prononciation du mot "BOUTIS"

Dans le Fil blanc n°3, 2008

Publication qui assure le lien entre les adhérents de France Boutis

Certains occitanistes s’étonnent  qu’on ne prononce pas le  [s]  dans le mot “boutis” , voici ce que répond Elisabeth Ferriol à qui la question a été posée :


Dans le « Picho tresor » de Xavier de Fourvière ou dans le dictionnaire français-provençal de Jules Coupier, le mot boutis (mot français) correspond aux traces laissées dans un terrain par un sanglier ou un porc sauvage à l’aide de leur boutoir (groin) ; la traduction provençale est bousignodo ou bousigage.
Symboliquement, les sillons tracés dans le sol, peuvent évoquer ce que chacun appelle des « cordings » ou « roubines » et nous pourrions ainsi les appeler… sillons.
Boutisse  (mot français) terme de maçonnerie, pierre qui s’enfonce dans un mur dont on voit seulement la tranche. En provençal : pèiro boutisso.
J’ai donc pris parti de ne pas prononcer le [s] de boutis comme la prononciation française du mot. Je pense que ce mot, est plus élégant si la prononciation ne s’alourdit pas sur le [is] . Pour revenir à nos étoffes boutissées, reprenons le terme du vieux français « bouté » (poussé). .. provencialisation en boutis… il y a encore à dire sur le sujet…
Elisabeth  Ferriol


mercredi 29 octobre 2008

Conseil d'un Expert : Marie-José Aymar-Beaumelle

Article de Monique Lerouvillois dans le n° 121 – juillet/août 2008,
du magazine “Antiquités Brocante”, page198

Reconnaître un Boutis Ancien

par Marie-José  Aymar-Beaumelle

On l'appelle boutis, mais son vrai nom est la piqûre de Marseille. Cette  broderie particulière  chère à la cité phocéenne cache des trésors de finesse. Apprenez à l’identififier

"Antiquités Brocante" : Qu'appelle-t-on boutis ?
M.-J. Eymar-Beaumelle : Cela n'existe pas. Il existe par contre la "broderie emboutie" très connue dès le XVe siècle. C'est-à-dire en fort volume, qui signifie bourrée de fibres : soie, coton, poil, et déchet de plumes connu aussi sous le nom de "laine d’Autriche" car il s'agit en fait de plumes d'autruches... Et c'est ce terme de broderie emboutie qui a donné, dans le langage courant, le mot "boutis" mais son vrai nom est la piqûre de Marseille ! Elle est pratiquée dans la cité phocéenne à partir du XIIIe siècle. Mais sa période de diffusion ne commence qu'en 1686, car jusque-là, elle est assimilée aux indiennes interdites en France du fait de leur concurrence avec les fabrications des manufactures françaises. La piqûre marseillaise a longtemps été interdite partout en France, sauf à Marseille, son lieu de fabrication.

A.B. : Quelle est la technique de la piqûre de Marseille ?
M-J.E-B. : Un dessin est realisé sur une toile de batiste (toile de coton très fine) ou de percale. On assemble ensuite cette toile de batiste à une autre toile de coton pour l'envers. On pique suivant le dessin au point avant-arrière ou au point de piqûre. Ainsi on réalise les espaces que l'on va “emboutir". Sur l'envers, à l'aide d'un poinçon, en écartant délicatement trame et chaîne on introduit les mèches de coton en les bourrant dans chaque espace délimité par les piqûres. Les points marqués par l'écartement de "l'armure" à l'introduction des mèches de coton se resserrent et se referment d'un tour de main ou tout naturellement au premier lavage de l'ouvrage.

A.B. : Qui pratiquait cette broderie en piqûre de Marseille ?
M.-J.E.-B. : La corporation des brodeurs et des cotonniers (principalement des hommes) a le privilège de broder. Après la Guerre de Sept Ans, la piqûre de Marseille tombe dans le domaine public d'autant plus qu'à partir de 1760, les Anglais ont inventé une machine qui tisse à double épaisseur et peut remplacer les piqûres manuelles

A.B. : À quoi reconnaît-on une vraie piqûre de Marseille ancienne ?
M.-J.E.-B. : Elle est entièrement brodée à la main. Et pour avoir une idée de son ancienneté, il faut se référer au répertoire décoratif de chaque époque. Un savoir purement visuel qui s'acquiert au fil du temps et qui évolue. C'est le reflet de la mode. Il existe des pièces datées et plus rarement avec les initiales du brodeur. Mais en général, les pièces du XVIIe sont de plus en plus rares. Beaucoup ont été recyclées au XIXe, siècle, elles ont été converties en pièces de layette...

A.B. : Comment s'entretient un boutis ?
M.-J.E.-B. : Il se lave à la main avec du savon de Marseille et de nombreux rinçages. On fait dissoudre les paillettes de savon dans de l'eau chaude. On les verse sur un drap et l'on couvre d'eau froide ou tiède. Il faut mettre ensuite la couverture en piqûre de Marseille. On peut la fouler au pied (c'est très bon !) après avoir pris soin de rabattre les pans du drap. Important pour ne pas casser les fils."

Cliquez sur le lien pour aller vers son site : www.antiques-textiles.com

Biographie de Marie-Josée  Aymar-Beaumelle
1977 -Devient membre du C.I.E.T.A. [Centre International d'Étude des Textiles Anciens].
1977-1985 Responsable des costumes au musée du Vieux Marseille.
1985-1987 Travaille au musée Grobet-Labadie, ancien hôtel particulier d'une famille bourgeoise marseillaise.
1988-1999 Ouvre sa boutique de textiles anciens.
2008-Du ler juin au 30 septembre, exposition "500 ans de dentelles" au château de Sauvan à Mane (04).


lundi 29 septembre 2008

à votre service

Payement par chèque réservé à la France.

Pour poser toute question concernant ce site ou toute impression sur tissu, cliquez sur le bouton contact !